Espace public et aménagement urbain
Parking Stephen Liégeard
Désimperméabilisation d'un parking, Brochon

Requalification du parking du lycée Stephen Liégeard, en contrebas du château classé et face au vignoble : désimperméabiliser sans perdre une seule place, et réconcilier le stationnement avec l'eau et le paysage.
Le parking, en enrobé imperméable et dégradé, jouxte le château Stephen Liégeard (Monument Historique) et le vignoble de la côte de Nuits, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Lors des orages, les eaux boueuses dévalent la côte viticole et saturent le réseau d'eaux pluviales du bourg. Dans le cadre de la campagne de désimperméabilisation communale, la mairie demande de rendre le parking perméable pour infiltrer une partie de ces eaux vers la nappe de Dijon Sud, tout en conservant sa centaine de places.
Le parti d'aménagement conserve l'îlot central et ses quatre grands arbres, rétrécit la chaussée à 3,50 m pour créer une circulation à sens unique et sécuriser une bande piétonne, et requalifie l'ensemble des places en pavés à joints engazonnés : 75 places en bataille, 2 places PMR et 6 stationnements deux-roues, soit la capacité de l'existant. Les bordures hautes sont remplacées par des bordures basses et des butte-roues en bois, pour laisser l'eau gagner les espaces verts.
L'espace regagné par la réduction de la voirie ouvre deux nouvelles séquences : une noue paysagère au point bas, qui capte et infiltre les eaux pluviales (le réseau existant, réhaussé, ne joue plus qu'un rôle de surverse), et une zone de convivialité ouverte sur les vignes et la tour du château, avec tables et bancs façonnés sur mesure par l'association de réinsertion SENTIER.
Ce projet a été mené à trois, avec deux collègues de la licence professionnelle, dans le cadre de notre projet tutoré. Nous avons rédigé pour l'occasion l'ensemble des pièces techniques et de gestion de projet : diagrammes de Gantt pour les plannings prévisionnels de conception et de travaux, tableau de bord d'avancement et tableau de gestion des risques.
L'existant


Ce que contient le projet
- Désimperméabilisation : pavés à joints engazonnés, bordures basses, butte-roues bois
- Capacité conservée : 75 places + 2 PMR + 6 deux-roues, chaussée réduite à 3,50 m
- Noue paysagère d'infiltration au point bas, réseau existant remis en simple surverse
- Zone de convivialité ouverte sur le vignoble et la tour du château (mobilier SENTIER)
- Palette rustique et locale, conforme à l'ABF, à l'UNESCO et au label « Villes et Villages fleuris »
La demande
Formulée par la mairie et précisée par une enquête auprès des usagers et des riverains.
- Rendre le parking perméable pour absorber le ruissellement dévalant la côte viticole et soulager le réseau d'eaux pluviales
- Conserver la capacité de stationnement, priorité n°1 des usagers, et privilégier un aménagement à faible entretien
- Réduire la voie en sens unique tout en conservant les accès (lotissement Briscona, garage du riverain, parcelle du vigneron au nord)
- Sécuriser les piétons (éclairage, cheminement délimité), créer une zone de convivialité, des abris à vélos et ajouter du végétal
Note d'intention
L'aménagement actuel relève d'une logique routière utilitaire : maximiser le stationnement, sans qualification du lieu ni gestion de l'eau. Le site dégage une impression d'abandon et marque une rupture paysagère entre le bourg ancien au sud et le vignoble au nord, alors même qu'il jouxte un Monument Historique et un site classé à l'UNESCO. Le projet répare cette rupture : il rend au sol sa perméabilité, ouvre des vues sur les vignes et le château, et qualifie l'espace par une palette rustique et locale, dans le respect du contexte patrimonial et des faibles moyens d'entretien de la commune.
Contraintes
- Avis conforme de l'Architecte des Bâtiments de France (périmètre de 500 m du château, style Néo-Renaissance)
- Inscription UNESCO des Climats de Bourgogne : matériaux et essences locales, cônes de vue préservés
- Conservation des quatre grands arbres de l'îlot central et des réseaux (eaux pluviales, éclairage public)
- Éradication contrôlée de la renouée du Japon, tenue des pluies décennales et rôle de zone tampon (SAGE de la Vouge)
Planches et rendus
Administratif
Planche d'ambiance
La palette, plante par plante
Chaque espèce nommée sur le plan de plantation, avec sa saison d'intérêt et sa couleur dominante.
Mai à juilletIris pseudoacorus
Iris des marais
Iris jaune des berges, épure l'eau et tient le fond de la noue.
Photo : AfroBrazilian, CC BY-SA 3.0 (Wikimedia Commons)
Juillet à septembreMentha aquatica
Menthe aquatique
Fleurs mauves très mellifères, colonise les sols humides de la noue.
Photo : Jörg Hempel, CC BY-SA 3.0 de (Wikimedia Commons)
Juin à septembreLythrum salicaria
Salicaire commune
Épis roses dressés, reine des zones humides, très nectarifère.
Photo : Ivar Leidus, CC BY-SA 4.0 (Wikimedia Commons)
Mai à juinCarex elata
Laîche élevée
Graminée en touffe, structure la noue et filtre les eaux.
Photo : Hans Hillewaert, CC BY-SA 3.0 (Wikimedia Commons)
Avril à maiCrataegus monogyna
Aubépine monogyne
Fleurs blanches mellifères, baies rouges nourricières, refuge épineux.
Photo : Didier Descouens, CC BY-SA 4.0 (Wikimedia Commons)
Mars à avrilPrunus spinosa
Prunellier
Floraison blanche précoce, prunelles bleutées, haie dense protectrice.
Photo : Kieran Roy Powell, CC BY 4.0 (Wikimedia Commons)
Baies en hiverIlex aquifolium
Houx commun
Persistant piquant, baies rouges d'hiver, abri et nourriture des oiseaux.
Photo : Erich Ferdinand, CC BY 2.0 (Wikimedia Commons)
Avril à maiBerberis thunbergii
Épine-vinette du Japon
Petites fleurs jaunes, feuillage pourpre, baies décoratives et biodiversité.
Photo : Sage Ross, CC BY-SA 3.0 (Wikimedia Commons)
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Reprise de trottoir et de stationnement